L’armée française en Afghanistan. Le génie au combat (2001-2012)

CHIISME ETAT

Christophe Lafaye, L’armée française en Afghanistan (2001-2012). Le génie au combat, Paris, CNRS Éditions, 2016, 504 pages. Disponible ici.

L’Afghanistan marque pour l’armée française le retour des combats de haute intensité. Entre 2001 et 2014, 70 000 militaires s’y rendent, faisant de ce théâtre d’opérations un véritable creuset pour une nouvelle génération du feu après celle de la guerre d’Algérie. La compréhension de ce conflit se révèle indispensable pour comprendre les nouveaux défis qui attendent une armée de Terre en pleine mutation. Pour le Génie, cette opération signe le retour au premier plan des savoir-faire liés aux opérations de contre-guérilla. Dès 2003, les Taliban utilisent les engins explosifs improvisés pour faire peser une menace lourde sur les troupes déployées au sol. Le génie se dote d’une chaîne complète de moyens pour lutter contre ces bombes artisanales, responsables de plus de la moitié des pertes de la coalition occidentale. Un ouvrage décisif pour comprendre l’engagement français en Afghanistan au plus près du terrain.

Sortie le 19 mai 2016, cet ouvrage est issu de la thèse de doctorat en histoire lauréate du Prix d’histoire militaire 2014, et récipiendaire d’une lettre de félicitations dans le cadre du Prix de l’Institut des Hautes Etudes de la Défense Nationale (IHEDN) en 2015 : « Le génie en Afghanistan (2001-2012). Adaptation d’une arme en situation de contre-insurrection. Hommes, matériel, emploi » réalisée par Christophe Lafaye sous la direction du lieutenant-colonel Rémy Porte.

Ancien réserviste au 19e Régiment du Génie (RG), docteur de l’université d’Aix Marseille, le lieutenant de réserve Christophe Lafaye est actuellement chargé de la collecte de l’expérience combattante auprès de la délégation du patrimoine de l’armée de Terre et recherche un poste au sein de l’université française. Il a reçu le Prix littéraire « Raymond Poincaré » 2016 décerné par l’Union Nationale des Officiers de Réserve et des Organisations de Réservistes (L’UNOR) pour cet ouvrage.