CNRS Éditions : « Guerre et stratégie »

L’AEGES dirige une collection d’ouvrages chez CNRS Editions, visant à publier des ouvrages de recherche et de synthèse sur le thème de la guerre dans une perspective pluridisciplinaire (science politique, histoire, droit, économie, cultural studies, etc.). L’accent est mis sur la stratégie, qui interroge la conduite de la guerre et ses implications politiques.

La collection s’appuiera sur un vivier d’auteurs issu des nouvelles générations avec l’objectif de renouveler les analyses stratégiques et de proposer de nouvelles grilles d’interprétation. Chaque projet d’ouvrage soumis fait l’objet d’une évaluation et d’un accompagnement par le conseil scientifique et le conseil d’administration de l’AEGES. L’objectif à terme est de constituer une véritable filière universitaire d’études sur la guerre et la paix, à l’image de ce qui existe dans d’autres pays comparables.

 

Amélie Férey a publié en avril 2020 l’ouvrage intitulé Les politiques d’assassinats ciblés en Israël et aux États-Unis. Critique du libéralisme armé.

Comment fait-on la guerre au XXIe siècle ? Principalement par drones, en éliminant l’ennemi avant qu’il ne nuise. Au Yémen, en Afghanistan, en Palestine ou au Pakistan, ces opérations dites d’« assassinats ciblés » surviennent à l’abri des regards. Pratiques d’abord largement décriées en Europe et outre-Atlantique, elles se sont banalisées à partir des années 2000 dans le contexte de la guerre contre le terrorisme. Elles questionnent pourtant la conception traditionnelle d’une violence légitime en démocratie. Quels sont les arguments mobilisés par les gouvernements, notamment en Israël et aux États-Unis, pour faire accepter ce droit de tuer ?

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Fin 2017 est paru l’ouvrage de Elie Baranets, Comment perdre une guerre: Une théorie du contournement démocratique.

À en croire les spécialistes, les démocraties bénéficient d’un avantage militaire décisif. Cela n’empêche pas ces dernières de connaître des difficultés récurrentes, comme le montrent leurs déboires récents. Pourquoi ?

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Armand Colin : « Engagements »

L’AEGES disposait également d’une collection chez Armand Colin, aujourd’hui terminée.

Les attentats terroristes des dernières années ont replacé la question de la guerre au centre de l’attention. Ce « retour de la guerre » est d’autant plus marquant que les sociétés européennes semblaient sorties de son horizon, après un XXe siècle particulièrement belliqueux. Depuis plusieurs années, une nouvelle séquence stratégique s’est ouverte sur laquelle nous disposons d’éclairages substantiels, mais souvent partiels et spécialisés. Tout, ou presque, reste à penser : les mutations stratégiques à l’œuvre, mais aussi leurs effets sur la politique et la société.

Telle est l’intention de la collection « Engagements » : faire de la guerre et des questions stratégiques un véritable enjeu du débat public, en créant un lien entre la défense, l’université et la société. Elle s’inscrit plus largement dans la volonté de créer en France une filière d’études sur la guerre, comme cela existe dans d’autres pays comparables. Synthétiques, rédigés dans un langage clair et enlevé par des auteurs reconnus, les ouvrages de la collection Engagements concilient la rigueur de la démarche universitaire et l’engagement dans le débat public.

 

En mai 2019 est paru l’ouvrage de Julian Fernandez, Exilés de guerre. La France au défi de l’asile.

Aujourd’hui, plus de 68 millions de personnes dans le monde ont dû abandonner leur foyer et, pour beaucoup d’entre elles, quitter leur pays. Ce phénomène est en grande partie lié à l’augmentation ou la persistance d’affrontements armés dans certains États comme l’Afghanistan, l’Irak ou la Syrie, vers lesquels les perspectives de retour sont incertaines. Les exilés de guerre recherchent alors
ailleurs la protection à laquelle ils ont droit.
En France, les demandes d’asile ont été multipliées par trois ces dix dernières années. Dans un contexte de lutte contre le terrorisme et de repli sur soi, l’accueil et la protection de ces étrangers constituent donc un véritable défi.

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En septembre 2018 est paru l’ouvrage de Bénédicte Chéron, Le Soldat méconnu.

Avec les attaques terroristes de 2015, le fait miliaire est redevenu un élément central de la vie sociale et politique française. Et pourtant, les Français connaissent mal leurs armées. Leur mémoire reste affectée par les souvenirs douloureux des conflits du XXe siècle. Dans le même temps, l’éloignement géographique et temporel de la guerre a rendu moins compréhensible ce que vivent ceux qui choisissent de servir la France par les armes.

Les « valeurs militaires » ont le vent en poupe, mais elles sont souvent brandies sans être vraiment définies. Les Français perçoivent mieux l’utilité des opérations extérieures dans le contexte de la menace terroriste, mais la mort des soldats ébranle facilement leur soutien. Le consensus sur le besoin de consacrer des moyens aux armées s’est généralisé, mais les relations entre les politiques et les militaires demeurent sujettes à des tensions récurrentes.

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En février 2018 est paru le livre de Brice Erbland, Robots tueurs. Que seront les soldats de demain ?

« Robots tueurs », le terme est à la mode mais il fausse d’emblée toute réflexion sur le sujet. Car ce seront des robots soldats qui combattront peut-être dans le futur, non des exterminateurs de la race humaine. Or, qui dit soldat dit faiblesses et vertus au combat. Pour que ces machines soient moralement acceptables, il faut donc qu’elles puissent agir au moins aussi bien qu’un soldat humain, qu’elles puissent « raisonner » d’elles-mêmes sur le plan moral. En d’autres termes, ces robots doivent être dotés d’une éthique artificielle.

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En mai 2017 est paru l’ouvrage de Myriam Benraad, L’Etat Islamique pris aux mots.

Myriam Benraad s’attaque aux oppositions phares qui structurent tout le discours de l’État islamique. À travers des revues, magazines, stations de radio, agences de presse, et en s’appuyant sur les outils digitaux, le mouvement jihadiste diffuse en plusieurs langues un discours de propagande abondant et sophistiqué. Une représentation du monde qui traduit moins un « choc des civilisations » qu’une crise radicale de la modernité.

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