La « grande guerre coloniale » de la France (guerres d’Indochine, du Cameroun et d’Algérie), 1945-1965.
Les guerres d’Indochine, du Cameroun et d’Algérie, longtemps dissociées dans l’historiographie française, sont en réalité des phases d’une guerre de vingt ans (1945-1965) inscrite dans un mouvement de disparition des grands empires coloniaux durant la Guerre froide[1]. L’objectif principal de ce pôle thématique pluridisciplinaire, est de proposer une étude globale de cette « grande guerre coloniale », sous l’angle des innovations, des continuités et des ruptures entre ces conflits d’émancipation des peuples colonisés par la France, puis d’en cerner l’héritage.
Marquée par la répression de Sétif, Guelma et Kherrata (8 mai) en Algérie, la proclamation de l’indépendance de la République démocratique du Vietnam par Ho Chi Minh (2 septembre) ainsi que de la révolte des travailleurs de Douala (24 septembre) au Cameroun, l’année 1945 marque le début d’une séquence menant à une grande guerre coloniale ininterrompue, en Indochine (1945-1954), au Cameroun (1955-1965), en Algérie (1954-1962), doublée d’une guerre civile et peu à peu rattrapée par les logiques de la guerre froide. Engagée en Indochine de 1945 à 1954, en Algérie de 1954 à 1962, la France participe activement à la répression au Cameroun bien après son indépendance. Elle met en pratique des tactiques élaborées et mises en œuvre en Indochine et en Algérie. En 1955, l’armée française participe à la traque des indépendantistes de l’Union des populations du Cameroun (UPC) et ses organisations affiliées dans toutes les grandes villes dès l’interdiction de ce parti en juillet[2]. Il s’ensuit une traque, des arrestations, des tortures pour obtenir du renseignement, des procès et peines de prison. En 1957, cette répression s’intensifie par l’importation de méthodes de la doctrine de lutte antisubversive (regroupements de populations, action psychologique, tortures, exécutions sommaires, assassinats ciblés, etc.). Ainsi, « L’élimination de Ruben Um Nyobè par l’armée française, le 13 septembre 1958, symbolise cette stratégie : son cadavre est exposé et photographié pour dissuader toute contestation »[3]. Après l’accession du pays à l’indépendance le 1er janvier 1960, La France soutient activement le régime d’Ahmadou Ahidjo. « Ce nouveau régime, autoritaire, bénéficie d’un appui diplomatique, financier et militaire considérable de la France, soucieuse de préserver ses intérêts géostratégiques en Afrique centrale. Les opérations militaires menées rappellent celles de la guerre d’Algérie : bombardements aériens, incendies de villages entiers, regroupement forcé des civils, torture systématique et liquidation des chefs militaires upécistes restés au maquis. L’assassinat de Félix-Roland Moumié à Genève, en novembre 1960, empoisonné par les services français, illustre la volonté d’éliminer toute opposition, y compris en exil »[4].
Si l’année 1962 marque la fin de la France impériale avec la disparition des dernières traces de son empire, en même temps que l’intensification d’une nouvelle guerre au Sud-Vietnam qui précipite la conversion du général de Gaulle à une diplomatie de paix au Vietnam et dans le monde, l’année 1965 marque l’essoufflement de la participation de la France à la répression des opposants au Cameroun et l’avènement de la « Françafrique» après les indépendances. L’influence transnationale des doctrines de guerre au milieu des populations développées dans cette longue guerre coloniale (doctrine de guerre révolutionnaire ou lutte antisubversive) ne s’en fait pas moins sentir pendant toute la seconde moitié du XXe siècle et jusqu’au XXIe siècle.
Une grande guerre coloniale ininterrompue (1945-1965)
Comment la recherche s’est-elle saisie de ces conflits en France ?
L’historiographie de la guerre d’Indochine est contemporaine de la guerre elle-même, et de celle qui a suivi[5]. Mais son essor réel date de la déclassification des fonds d’archives du Service historique de l’armée de Terre (SHAT). Autour de deux grands pôles, Paris et Montpellier, elle a attiré autant sinon plus de chercheurs militaires ou affiliés que d’enseignants-chercheurs à l’université, ce qui est symptomatique d’un relatif désintérêt des milieux académiques pour ce conflit lointain.
En 1991, quelques années après la thèse du colonel (e.r.) Robert Bonnafous sur les prisonniers de guerre[6] et l’ouvrage de Philippe Devillers sur les origines de la guerre[7], deux thèses pionnières sont soutenues, l’une par Michel Bodin sur « le corps expéditionnaire français en Indochine : 1945-1954. Le soldat des forces terrestres »[8], l’autre dans un registre plus diplomatique par Laurent Cesari sur « La France, les États-Unis et l’Indochine, 1945-1957 »[9], suivies par les ouvrages de Jacques Valette[10]. Dès lors, les thèses vont surtout porter sur les aspects militaires de ce conflit, comme celles de Mireille Nicoud sur l’emploi de la Légion étrangère en Indochine (1997)[11], de Philippe Gras sur « l’armée de l’air française dans le conflit indochinois » (1998)[12], du lieutenant-colonel Michel David sur les maquis autochtones face au Vietminh (1950-1955) en 2001[13], du commandant Michel Grintchenko sur l’opération Atlante en 1954 (2003)[14], de Delphine Robic-Diaz sur la place de cette guerre dans le cinéma français (2007)[15], de Jean-Marc Lepage sur les services de renseignement (2010)[16], du commandant Ivan Cadeau sur l’action du génie entre 1945 et 1956 (2010)[17], de Bénédicte Chéron sur l’œuvre de Pierre Schoendoerffer (2010)[18], de Pascal Ianni – officier des troupes de Marine – sur les supplétifs dans les guerres irrégulières d’Indochine et d’Algérie (2011)[19], de Laure Cournil sur la défaite de Dien Bien Phu et ses suites judiciaires[20], d’Élie Tenenbaum sur les savoir-faire en guerre irrégulière (2015)[21], de Julien Mary sur la captivité (2017)[22], du lieutenant-colonel Thierry Maloux sur l’action des militaires français au Cambodge (2019)[23] ou encore, d’Éric Coudray sur l’histoire et les mémoires des combattants français de la guerre d’Indochine (2022)[24].
Ponctuellement, aussi, ont été organisés des colloques internationaux, comme ceux de Maurice Vaïsse en 2000 sur le CEFEO[25], de Pierre Journoud et Hugues Tertrais à l’occasion du cinquantenaire de la bataille de Dien Bien Phu et des accords de Genève en 2004[26]. Mais l’historiographie du conflit s’étoffe également de thèses sur des aspects non exclusivement militaires, qui en éclairent les enjeux. En 1998, Hugues Tertrais soutient une thèse sur « Le coût de la guerre d’Indochine (1945-1954) »[27]. En 2000, Christopher Goscha soutient à son tour une thèse de doctorat sur le contexte asiatique de la guerre franco-vietnamienne, dans une perspective régionale et transnationale[28]. En 2002, Pierre Grosser consacre la sienne à une analyse de la période de la fin et de l’immédiat après-guerre[29] ; Pierre Journoud, aux relations entre la France, les États-Unis et les deux Vietnam, de 1954 à 1975 mais avec des retours ponctuels sur la période 1945-1954[30] ; et en 2025, Maya Akazaki soutient sa thèse sur la formation des élites laotiennes[31]. Comme les étudiants des masters d’histoire militaire, notamment à Montpellier, sont encore nombreux à s’intéresser chaque année à la guerre d’Indochine, on peut espérer à l’avenir de nouvelles thèses pour enrichir notre connaissance de ce conflit[32].
Il reste que l’historiographie de la guerre d’Algérie est bien plus foisonnante. En 2018, 667 thèses et mémoires en langue française sont recensés sur ce sujet. La recherche s’intensifie dans les années quatre-vingt-dix à la faveur de l’ouverture des archives militaires, comme en témoignent les travaux de Benjamin Stora[33] ou de Jean-Charles Jauffret[34]. Elle connaît un très fort développement du début des années 2000 jusqu’à nos jours, malgré des contraintes de plus en plus importantes sur l’accès aux archives militaires sensibles. La multiplication des colloques internationaux, publiés par de grandes maisons d’édition, où tous les sujets sont étudiés, y compris les questions sensibles tels les massacres de harkis, la torture, l’emploi du napalm, le putsch des généraux, les luttes intestines à l’intérieur du mouvement national algérien ou l’emploi des armes chimiques, confirme cette tendance. Les sujets s’élargissent : histoire politico-économique (Daniel Lefeuvre), torture (Raphaëlle Branche)[35], justice (Sylvie Thénault)[36], mémoire des appelés (Claire Mauss-Copeaux)[37], histoire des techniques et de la logistique (Frédéric Médard)[38], OAS (Olivier Dard)[39], harkis (Tom Charbit)[40], disparus Français d’Algérie (Jean-Jacques Jordi)[41], insoumission des soldats français (Tramor Quémeneur)[42] ou déportation des populations expulsées des zones interdites (Fabien Sacriste). Dans le même temps, de nombreux témoignages individuels d’anciens combattants sont publiés. De fructueuses collaborations entre chercheurs algériens et français commencent à porter leurs fruits[43]. La recherche historique s’intéresse à la question du genre, mais aussi des familles sous la plume de Raphaëlle Branche (travail sur le viol en 2011[44], sur les prisonniers français du FLN[45] en 2014 et sur les familles en 2020[46]) dans une optique résolument pluridisciplinaire. En 2022, Sylvie Thénault revisite les racines du racisme colonial dans son ouvrage Les Ratonnades d’Alger : Une histoire sociale du racisme colonial[47]. En 2025, le documentaire de Claire Billet s’appuyant sur les recherches de Christophe Lafaye, met en lumière pour la première fois la guerre chimique menée entre 1956 et 1962[48].
Sans atteindre l’ampleur de celle portant sur la guerre d’indépendance algérienne, l’historiographie de la guerre de décolonisation du Cameroun (1955-1971) s’est progressivement développée depuis de l’indépendance, en se concentrant notamment sur l’histoire des maquis de l’UPC. En la matière, il faut mentionner les travaux pionniers de Richard Joseph sur les combattant·es du mouvement[49], ceux d’Achille Mbembe sur les maquis de Sanaga Maritime[50] ou encore ceux de Daniel Abwa sur le mouvement nationaliste[51]. Les recherches universitaires encadrées par ce dernier ont, elles aussi, contribué à enrichir l’historiographie, telles celles de Virginie Wanyaka Bonguen[52], comme d’ailleurs celles produites[53] ou encadrées par Jean Koufan Menkene[54]. L’histoire de la guerre a également suscité les premières synthèses, accordant une attention poussée à la dynamique de la répression militaire, domme dans l’ouvrage d’Eugène-Jean Duval, l’un des premiers à exploiter les archives militaires[55]. L’application des principes de la « guerre contre-révolutionnaire » en Sanaga-Maritime a elle fait l’objet d’un intérêt particulièrement soutenu[56], de même d’ailleurs que la répression menée par l’armée française dans l’ouest du Cameroun[57]. Première synthèse d’envergure, reposant sur un croisement approfondi des archives et des sources orales, l’ouvrage Kamerun ! offre une approche contextualisée et relativement complète des différentes étapes de ce conflit[58]. Autant de perspectives approfondies par les travaux de la Commission mixte sur « Le rôle et l’engagement de la France dans la lutte contre les mouvements indépendantistes et d’opposition au Cameroun de 1945 à 1971[59] ».
Des transversalités ?
Peu d’études du fait militaire s’affranchissent des limites chronologiques propres à chacun des conflits, hormis la thèse de Pascal Ianni et Paul Malmassari qui s’intéresse aux trains blindés français de la révolution industrielle à la décolonisation[60]. Aucun travail ne fait non plus de parallèle entre les retours d’expériences de la guerre de Corée et l’évolution de la guerre française en Indochine (puis plus tard en Algérie), malgré la thèse de Amal Silva Da Cruz sur le bataillon français de l’ONU[61]. Les doctrines de lutte antisubversive et de guerre psychologique font l’objet d’études transversales stimulantes sous la plume de Paul Villatoux en 2002[62] puis d’Elie Tenenbaum en 2015. Ce dernier soutient une thèse remarquée sur : « l’odyssée subversive : la circulation des savoirs stratégiques irréguliers en occident de 1944 à 1972 »[63]. En 2022, Christopher Goscha pose le problème de la violence extrême du conflit indochinois dans un numéro spécial de L’Histoire où il s’interroge « la guerre de décolonisation la plus violente du XXe siècle » et souligne la continuité des pratiques de violences extrêmes indochinoises en Algérie.
L’objet de ce panel thématique est d’étudier globalement cette « grande guerre coloniale en Indochine, en Algérie et au Cameroun», sous l’angle des innovations, des continuités et des ruptures entre ces conflits d’émancipation de peuples colonisés par la France, puis d’en cerner l’héritage.
La stratégie visant à cacher la lutte nationaliste et émancipatrice des peuples colonisés derrière le spectre du communisme international durant la grande guerre coloniale de la France prolonge le conflit en Asie du Sud-Est au-delà de la période dite de « décolonisation » pour entrer dans celle des guerres impériales de la guerre froide. Du point de vue vietnamien, les guerres d’Indochine et du Vietnam (1945-1975) forment un seul et même conflit, qui plonge ses racines dans une longue tradition de lutte pour l’indépendance. Il s’agit dès lors de faire pression militairement pour installer des gouvernements favorables dans la lutte mondiale en cours entre les Etats-Unis et l’Union des républiques socialistes soviétiques (URSS), et leurs alliés. Ainsi, la grande guerre coloniale de la France influence la conduite de ces guerres au milieu des populations de la seconde moitié du XXe siècle en Amérique latine mais aussi au XXIe siècle en Afghanistan ou en Irak.
Quel héritage ?
Cette question posée aux marges de la période étudiée par ce pôle thématique, interroge sur les prolongements des tactiques, techniques et procédures de combats mise au point par la France durant cette « grande guerre coloniale » dans les autres conflits de la guerre froide[64], y compris les opérations extérieures menées par la France en Afrique après 1965. Les prolongements de cette école française de la contre-insurrection ont été mis en lumière au Cameroun[65], en Amérique Latine ou au Rwanda[66], puis avec un écho médiatique plus important, dans l’enquête de la journaliste Monique Robin sur l’« école française des escadrons de la mort »[67].
Si l’enseignement des techniques des opérations de « maintien de l’ordre » disparaît des écoles militaires françaises dès 1964 et jusqu’à la fin de la guerre froide, l’émergence de groupes armés internationaux à la fin des années quatre-vingt-dix relance son étude. Il faut attendre l’après 11 septembre 2001 et l’entrée en guerre des Etats-Unis suivis par l’OTAN (dont la France) contre « le terrorisme international » pour que, de nouveau, la contre-insurrection ressurgisse dans les manuels militaires à la faveur des conflits en Irak et en Afghanistan.
La « grande guerre coloniale » de la France continue de féconder une pensée militaire théorisant la guerre au milieu des populations pour leur contrôle. A ce titre, son héritage, ses effets contemporains méritent d’être interrogés.
Responsables de pôle
- Pr. Pierre Journoud
- Dr. Christophe Lafaye
- Dr. Lina Leyla Abdelaziz
- Dr. Fabien Sacriste
Activités envisagées
- Séminaire de littérature comparée France, Algérie, Cameroun, Vietnam à l’automne 2026.
- Organisation de tables rondes lors de divers événements scientifiques.
- Réalisation d’un panel pluridisciplinaire dans le cadre du congrès de l’AEGES 2027.
- Publication des actes de la journée d’étude de 2027.
- Contribution à un colloque international.
Biographies des responsables du pôle thématique
Pr. Pierre Journoud
Docteur de l’Université Paris I Panthéon-Sorbonne (2007), habilité à diriger des recherches (2014), Pierre Journoud est, depuis septembre 2015, professeur d’histoire contemporaine à l’Université de Montpellier Paul-Valéry, responsable des coopérations avec le Vietnam et, depuis 2019, directeur du Diplôme universitaire Tremplin pour le Vietnam. Ses enseignements et ses recherches portent sur les relations internationales en Asie-Pacifique depuis la Seconde Guerre mondiale ; les conflits et processus de paix dans la péninsule indochinoise depuis 1945 ; et l’histoire contemporaine du Vietnam et des relations franco-vietnamiennes.
Courriel : pierre.journoud@univ-montp3.fr
Dr. HDR Lina Leyla Abdelaziz
Lina Leyla Abdelaziz est docteure habilitée à diriger les recherches en traduction de l’université Mentouri de Constantine. Elle est enseignante permanente au département de traduction, faculté des lettres et langues étrangères de l’université de Batna 2. Organisatrice de nombreuses rencontres littéraires, elle est membre du Comité international du Prix Littéraire Mohamed DIB et du Prix Goncourt Algérie organisé par l’Institut Français en Algérie. Elle contribue aux ateliers de traduction littéraire Vice-Versa organisés par ATLAS, association pour la promotion littéraire, au collège international des traducteurs littéraires (Arles).
Courriel : l.abdelaziz@univ-batna2.dz
Dr. Christophe Lafaye
Docteur en histoire contemporaine de l’université d’Aix-Marseille et archiviste aux Archives Départementales du Jura, il est chercheur associé au laboratoire LIRS3S (UMR 7366) de l’université de Bourgogne. Ses travaux de recherches actuels portent sur la collecte, l’archivage et la valorisation des expériences combattantes des XXe et XXIe siècles, tout en préparant un mémoire d’habilitation à diriger les recherches sur « La guerre chimique en Algérie (1954-1962) » (garante : Pr. Sylvie Thénault, université de Paris 1 Panthéon Sorbonne).
Courriel : christophe.lafaye@gmail.com
Dr. Fabien Sacriste
Docteur en histoire et agrégé d’histoire-géographie, Fabien Sacriste est professeur dans le secondaire et enseigne dans le supérieur. Il a notamment publié Les camps de regroupement en Algérie : une histoire des déplacements forcés (1954-1962), Presses de Sciences Po, 2022. En tant que membre de la Commission mixte franco-camerounaise pluridisciplinaire sur le rôle et l’engagement de la France au Cameroun dans la lutte contre les mouvements indépendantistes et d’opposition entre 1945 et 1971, il a contribué aux travaux de celle-ci et à l’écriture de son rapport final.
Courriel : f.sacriste@yahoo.fr
[1] Pour une tentative de synthèse : Pierre Journoud, « Les guerres coloniales des “soldats perdus”, 1945-1962 », in Hervé Drévillon et Olivier Wieviorka (dir.), Histoire militaire de la France, T. II, Paris, Perrin, 2018, p. 477-585 ; réédition collection Tempus 2022.
[2] Karine Raimondy, La France au Cameroun (1045-1971), rapport de la commission « recherche » sur le rôle et l’engagement de la France dans la lutte contre les mouvements indépendantistes et d’opposition au Cameroun entre 1945 et 1971, Paris, 2025, 1035 pages. Permalien (ici).
[3] Karine Ramondy , « La guerre du Cameroun », Encyclopédie d’histoire numérique de l’Europe [en ligne], ISSN 2677-6588, mis en ligne le 30/10/25 , consulté le 01/01/2026. Permalien (Ici).
[4] Idem.
[5] Sur le rôle des pionniers, et tout particulièrement de Bernard Fall sur les aspects militaires : Pierre Journoud, « Comprendre et faire comprendre les guerres indochinoises de 1945-1975. L’historiographie française au prisme du Vietnam et des Vietnamiens », in Michel Espagne, Nguyen Ba Cuong, Nguyen Giang Huong (dir.), France-Vietnam. Contribution à une histoire de l’anthropologie, Paris, Éditions de Kimé, 2024, p. 143-178. Voir aussi, entre ouvrages sur la guerre d’Indochine contemporains de la guerre du Vietnam : colonel (e.r.) Pierre Rocolle, Pourquoi Dien Bien Phu ?, Paris, Flammarion, 1968 ; ouvrage inspiré d’une thèse de doctorat soutenue à l’université de Lille en 1967.
[6] Colonel (e.r.), Robert Bonnafous, « les prisonniers de guerre du Corps Expéditionnaire Français en Extrême Orient dans les camps Viêt minh 1945 – 1954 », thèse de doctorat sous la direction du Pr. André Martel, Université Paul-Vaélry Montpellier 3, 1985.
[7] Philippe Devillers, Paris – Saigon – Hanoï : les archives de la guerre. 1944-1947, Paris, Gallimard, 1988.
[8] Michel Bodin, « Le corps expéditionnaire français en Indochine : 1945-1954 : le soldat des forces terrestres », thèse de doctorat sous la direction du Pr. André Kaspi, Université Paris 1 Panthéon Sorbonne, 1991.
[9] Laurent Cesari, « La France, les États-Unis et l’Indochine, 1945-1957 », thèse de doctorat sous la direction de la directrice de recherches Denise Artaud, Paris 4, 1991.
[10] Jacques Valette, La guerre d’Indochine, 1945-1955, Paris, Armand Colin, 1994 ; Indochine 1940-1945, Français contre Japonais, Paris, SEDES, 1993.
[11] Mireille Nicoud, « L’emploi de la Légion étrangère en Indochine », thèse de doctorat sous la direction du Pr. Jean-Charles Jauffret, université Paul-Valéry Montpellier 3, 1997.
[12] Philippe Gras, « L’armée de l’air française dans le conflit indochinois (1945-1954) », thèse de doctorat sous la direction du Pr. Maurice Vaïsse, Université de Reims, 1998.
[13] Michel David, « Les maquis autochtones face au Viet Minh (1950-1955) », thèse de doctorat sous la direction de Danielle Domergue-Cloarec, Université Paul-Valéry Montpellier 3, 2001.
[14] Michel Grintchenko, « L’opération Atlante, conquête et pacification d’une province Viêt-minh en Annam pendant Dien Bien Phu : analyse et enseignements (13 mars – 15 juin 1954) », thèse de doctorat sous la direction du Pr. Hervé Coutau-Bégarie, EPHE, 2003.
[15] Delphine Robic-Diaz, « La guerre d’Indochine dans le cinéma français (1945-2006) : image(s) d’un trou de mémoire », thèse de doctorat en études cinématographiques sous la direction de Francis Ramirez et Sylvie Lindeperg, Paris 3, 2007.
[16] Jean-Marc Lepage, « Les services de renseignement français pendant la guerre d’Indochine (1946-1954) », thèse de doctorat sous la direction du Pr. Maurice Vaïsse, Sciences Po Paris, 2010.
[17] Ivan Cadeau, « L’action du génie pendant la guerre d’Indochine (1945-1956) : Une action entravée par le manque de moyens et une méconnaissance de l’arme », thèse de doctorat sous la direction du Pr. Jacques Frémeaux, université Paris 4, 2010.
[18] Bénédicte Chéron, « Le cinéma de Pierre Schoendoerffer, entre fiction et histoire », thèse d’histoire sous la direction de Jacques Frémeaux, université Paris 4, 2010.
[19] Pascal Ianni, Les supplétifs dans les guerres irrégulières (Indochine, Algérie, 1945-1962), thèse de doctorat sous la direction du Pr. Hervé Coutau-Bégarie, EPHE, 2011.
[20] Laure Cournil, « Diên Biên Phu : des tranchées au prétoire : 1953-1958 », thèse de doctorat sous la direction du Pr. Hugues Tertrais, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, 2014.
[21] Élie Tenenbaum, « Une odyssée subversive : la circulation des savoirs stratégiques irréguliers en Occident (France, Grande-Bretagne, États-Unis) de 1944 à 1972 », thèse sous la direction des Pr. Pierre Mélandri et Maurice Vaïsse, Sciences Po Paris, 2015.
[22] Julien Mary, « Réparer l’histoire : les combattants de l’Union française prisonniers de la République démocratique du Vietnam de 1945 à nos jours », thèse d’histoire sous la direction du Pr. Frédéric Rousseau, Université Paul-Valéry Montpellier 3.
[23] Thierry Maloux, « À l’ombre d’Angkor, l’action des militaires français au Cambodge, 1863-1954 », thèse de doctorat sous la direction du Pr. Jacques Frémeaux, Sorbonne université, 2019.
[24] Eric Coudray, « Une guerre oubliée ? Histoire et mémoires combattantes françaises de la guerre d’Indochine », thèse de doctorat sous la direction du Pr. Pierre Journoud, Université de Paul-Valéry Montpellier 3, 2022.
[25] Maurice Vaïsse (dir.), L’Armée française dans la guerre d’Indochine 1946-1954. Adaptation ou inadaptation ?, Bruxelles, Complexe, 2000.
[26] Les actes du colloque organisé en France en novembre 2003 ont été publiés l’année suivante : P. Journoud et H. Tertrais (dir.), 1954-2004, La bataille de Dien Bien Phu entre histoire et mémoire, Paris, SFOM, 2004. Voir aussi, des mêmes auteurs : Paroles de Dien Bien Phu. Les survivants témoignent, Paris, Tallandier, 2004, réédité dans la collection Texto en 2012 et 2021, traduit en vietnamien en 2024.
[27] Hugues Tertrais, « Le coût de la guerre d’Indochine (1945-1954) », thèse de doctorat dirigée par le Pr. René Girault, Université Paris 1 Panthéon Sorbonne, 1998.
[28] Christopher Goscha, « Le contexte asiatique de la guerre franco-vietnamienne : Réseaux, relations et économie (1945-1954) », thèse de doctorat sous la direction du Pr. Nguyen The Anh, EPHE, 2000.
[29] Pierre Grosser, « La France et l’Indochine (1953-1956) : une »carte de visite » en »peau de chagrin » », thèse de doctorat sous la direction du Pr. Pierre Milza, Sciences Po Paris, 2002.
[30] Pierre Journoud, « Les relations franco-américaines à l’épreuve du Vietnam entre 1954 et 1975 : de la défiance dans la guerre à la coopération pour la paix », thèse de doctorat sous la direction du Pr. Robert Frank, université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, 2007.
[31] Maya Akazaki, « La formation des élites laotiennes modernes et leur perception du Laos : De la colonisation à l’indépendance (1893-1949) », thèse de doctorat sous la direction du Pr. Pierre Journoud, université de Montpellier Paul-Valéry, 2025.
[32] Voir pour s’en convaincre, le dernier numéro de Guerres mondiales et conflits contemporains, dans lequel sont publiés plusieurs mastérants : « Le Sud-Viêt Nam en guerre (1945-1975) : un laboratoire tactique et stratégique », n° 298, avril-juin 2025.
[33] Benjamin Stora, Appelés en guerre d’Algérie, Paris, Gallimard, 1997.
[34] Jean-Charles Jauffret, Soldats en Algérie 1954-1962. Expériences contrastées des hommes du contingent, Paris, Autrement, 2000.
[35] Raphaëlle Branche, La Torture et l’armée pendant la guerre d’Algérie, 1954-1962, Paris, Gallimard, 2001.
[36] Sylvie Thénault, Une drôle de justice : Les Magistrats dans la guerre d’Algérie, Paris, La Découverte, 2001.
[37] Claire Mauss-Copeaux, Appelés en Algérie. La parole confisquée, Paris, Hachette, 1999.
[38] Frédéric Médard, Technique et logistique en guerre d’Algérie. L’armée française et son soutien, 1954-1962, Limoges et Paris, Éditions Charles Lavauzelle, 2002.
[39] Olivier Dard, Voyage au cœur de l’OAS, Paris, Éditions Perrin, 2005.
[40] Tom Charbit, Les Harkis, Paris, La Découverte, 2006.
[41] Jean-Jacques Jordi, Un silence d’État. Les disparus civils européens de la guerre d’Algérie, Paris, SOTECA, 2011.
[42] Tramor Quemeneur, « Une guerre sans « non » ? Insoumissions, refus d’obéissance et désertions de soldats français pendant la guerre d’Algérie (1954-1962) », thèse de doctorat d’histoire, université Paris 8, 2007.
[43] Sylvie Thénault En codirection avec Abderrahmane Bouchène, Jean-Pierre Peyroulou et Ouanassa Siari Tengour, Histoire de l’Algérie à la période coloniale : 1830-1962, Paris, La Découverte, collection « Poche : Essais », 2014.
[44] Raphaëlle Branche, Fabrice Virgili (dir.), Viols en temps de guerre, Paris, Payot, 2011.
[45] Raphaëlle Branche, Prisonniers du FLN, Paris, Payot, 2022.
[46] Raphaëlle Branche, Papa, qu’as-tu fait en Algérie ?, Paris, La découverte, 2020, 512 p.
[47] Sylvie Thénault, Les Ratonnades d’Alger, 1956. Une histoire de racisme colonial, Paris, Le Seuil, 2022.
[48] Claire Billet, « Algérie, sections armes spéciales » (Solent Production / France TV/ RTS – 52 mn).
[49] Richard Joseph, Le mouvement nationaliste camerounais, les origines sociales de l’UPC, Paris, Karthala, 1989.
[50] Mbembe Achille, La naissance du maquis dans le Sud-Cameroun, Paris, Karthala, 1996.
[51] Abwa Daniel, Cameroun : histoire d’un nationalisme, Yaoundé, Éd. Clé., 2010.
[52] Wanyaka Bonguen Oyongmen Virginie, « La coopération militaire entre le Cameroun et la France : de l’assistance à la quête d’un partenariat technique (1959-2005) », Thèse en histoire, Université de Yaoundé I, 2008.
[53] Koufan Menkéné Jean, « La vie politique au Cameroun sous l’occupation française, 1916-1923 », Thèse d’histoire, Université Paris 7-Diderot, France, 1985.
[54] Kenné Faustin Magellan, « Jérémie Ndéléné (1920-1960), une figure emblématique de la rébellion camerounaise », Mémoire de Maîtrise en histoire, Université de Yaoundé I, Cameroun, 2001 ; Tatsitsa Jacob, « UPC, tensions sociales et guerre révolutionnaire dans la subdivision de Mbouda, 1950-1965 », Mémoire de Maîtrise en histoire, Université de Yaoundé I, Cameroun, 1995.
[55] Duval Eugène-Jean, Le sillage militaire de la France au Cameroun, 1914-1964, Paris, L’Harmattan, 2004.
[56] Kene Nguemo Jean-Paul, « Les stratégies françaises de pacification : le cas de la zone de pacification de la Sanaga-Maritime au Cameroun (1956-1958) », Thèse en sociologie, Paris, EHESS, France, 1996 ; Meyong Nestor Fils, « La zone de pacification en Sanaga-Maritime, 1956-1959 », Mémoire de Maîtrise en histoire sous la direction de Léonard Israël Sah, Université de Yaoundé I, Cameroun, 2004.
[57] Kenné Faustin M., Vivre sous maquis : Décolonisation, nationalisme et architecture militaire à l’Ouest Cameroun de 1957 à 1971, Yaoundé, Première Lignes Éditions, 2022.
[58] Deltombe Thomas, Domergue Manuel, Tatsitsa Jacob, Kamerun ! Une guerre cachée aux origines de la Françafrique. 1948-1971, Paris, La Découverte, 2011 ; Deltombe Thomas, Domergue Manuel, Tatsitsa Jacob, La guerre du Cameroun. L’invention de la Françafrique, préface d’Achille Mbembe, Paris, La Découverte, 2016.
[59] Karine RAMONDY (dir.), La France au Cameroun (1945-1971). Rapport de la Commission « Recherche » sur le rôle et l’engagement de la France dans la lutte contre les mouvements indépendantistes et d’opposition au Cameroun de 1945 à 1971, Paris, Hermann éditeurs, 2025.
[60] Paul Malmassari, « Une expérience militaire »sous-estimée » : les trains blindés français de la révolution industrielle à la décolonisation : étude technique et tactique comparée », thèse de doctorat sous la direction du Pr. Jean-Charles Jauffret, université Paul-Valéry Montpellier 3, 2007.
[61] Amal Silva Da Cruz, « De la robustesse du combattant : le bataillon français de l’ONU en Corée entre 1950 et 1953 », thèse de doctorat sous la direction de la Pr. Alya Aglan, université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, 2023.
[62] Paul Villatoux, « La guerre et l’action psychologiques en France (1945-1960) », thèse de doctorat sous la direction du Pr. Maurice Vaïsse, université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, 2002.
[63] Elie Tenenbaum, « Une odyssée subversive : la circulation des savoirs stratégiques irréguliers en Occident (France, Grande-Bretagne, États-Unis) de 1944 à 1972 », thèse de doctorat sous la direction des Pr. Maurice Vaïsse et Pierre Mélandri, Institut d’études politiques de Paris, 2015.
[64] Denis Leroux, « Une armée révolutionnaire : la guerre d’Algérie du 5e bureau », thèse de doctorat sous la direction de la Pr. Raphaëlle Branche, Paris 1, 2018 ; Mathieu Rigouste, L’ennemi intérieur. La généalogie coloniale et militaire de l’ordre sécuritaire dans la France contemporaine, Paris, La Découverte, 2009 ; Paul Villatoux, Marie-Catherine Villatoux, La République et son armée face au « péril subversif » : guerre et action psychologiques en France, 1945-1960, Paris, Les Indes savantes, 2005.
[65] Thomas Deltombe, Manuel Domergue, Jacob Tatsitsa, Kamerun. Une guerre cachée aux origines de la Françafrique, 1948-1971, Paris, La Découverte, 2011.
[66] Georges Gabriel Périès, « De l’action militaire à l’action politique. Impulsion, codification et application de la doctrine de la « guerre révolutionnaire » au sein de l’armée française (1944-1960) », thèse de doctorat sous la direction de Jacques Lagroye, Paris 1, 1999 ; Gabriel Périès et David Servenay, Une guerre noire. Enquête sur les origines du génocide rwandais (1959,1994), Paris, La Découverte, 2020.
[67] Monique Robin, Escadrons de la mort, l’école française, Paris, La Découverte, 2008.
